Il est plus que jamais temps de faire le bilan sur notre empreinte carbone. Que consommer, quand et comment, voilà des questions qui nous turlupinent à une semaine de la COP21. Ensemble, faisons le point sur les alternatives qui nous sont proposées.

Mangez moins de viande, bannissez le thon rouge et les fraises en hiver, mangez cinq fruits et légumes par jour, évitez le sel et goinfrez-vous de chou kale. Tant de conseils à suivre qu’on nous martèle chaque jour. Il est pourtant difficile de faire le tri mais s’il y a une chose sur laquelle les écologistes s’accordent en coeur, c’est qu’il est primordial de réduire (voire de stopper net) notre consommation de viande.

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Lors du rassemblement POC21 (un écho évident à la prochaine conférence sur le climat qui se tiendra à Paris) une centaine d’ingénieurs et designers venus du monde entier se préparaient à agir face au dérèglement climatique en collaborant ensembles autour d’ateliers. La plupart des intervenants sont végétaliens, végétariens ou au moins flexitariens (c’est-à-dire mangeurs de viande occasionnels). Pendant cinq semaines, la viande n’y est proposée que trois fois par semaine et les gens s’en contentent parfaitement. Là-bas, on travaille largement sur l’aspect environnemental de l’alimentation avec notamment le BICEPS CULTIVATUS, une invention française (cocorico) qui cherche à « créer un cercle vertueux en permettant aux consommateurs de reprendre le contrôle de leurs cuisines ». Ce meuble de cuisine a été conçu pour l’autonomie alimentaire et énergétique, il combine aquaponique (une forme d’aquaculture basée sur un écosystème de plantes vivant en harmonie avec des poissons), conservation des aliments sans énergie, transformation des aliments au moyen d’un robot ménager mécanique sans oublier le compostage des biodéchets.

Les restaurateurs luttent aussi en minimisant le gaspillage alimentaire. À Brighton, en Angleterre, se trouve le restaurant Silo devenu le chef de file du mouvement « zero waste ». Le propriétaire est parti d’un constat simple « La moitié des denrées produites dans le monde sont jetées ». Dans son restaurant, les restes passent directement par la machine à compost et sont donc réutilisés. Les produits sont locaux, tout est fait-maison (le pain, la bière, …), les assiettes sont fabriquées avec du plastique recyclé et les verres sont en fait des pots à confiture.

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En France, une loi anti-gaspillage a récemment été votée, cette dernière interdit la destruction des denrées invendues dans les supermarchés, c’est dire si l’idée fait son bout de chemin. À Paris, le restaurant la REcyclerie porte bien son nom puisqu’on y sert une cuisine responsable où les restes sont triés et donnés aux animaux de la ferme du coin.

Vous l’aurez compris, l’essentiel reste encore de s’informer et même si la charcuterie n’est pas si cancérigène qu’on essaye de nous le faire croire, il serait définitivement plus sage de poser tout de suite cette tranche de saucisson. Par contre, vous reprendrez bien un radis (bio) ?

Crédits photos : POC21 et Silo

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