Les meilleures fraises de Paris poussent… à Bercy

Il sera très bientôt possible de manger des fraises parisiennes sans pesticide, sans pollution ni OGM et qui auront poussé… à Bercy !

Il est devenu rare de trouver des fraises vraiment dignes de ce nom, à moins de se rendre dans des champs de cueillettes se trouvant en dehors des villes et bien évidemment quand c’est la saison. Les deux compères d’Agricool ont mis en place des conteneurs à Paris qui produisent des fraises tout au long de l’année !

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Retrouver le vrai goût des fruits

Agricool c’est l’histoire de Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru, tous deux fils d’agriculteurs qui ont ramené leurs fraises à Paris depuis leur Picardie natale, il y a de ça quelques années. Forcément ils ont été bercés aux fruits et légumes fraichement cueillis et ont été quelque peu (pour ne pas dire très) déçus par ce que la capitale avait à leur offrir à. C’est alors vers l’agriculture urbaine et l’hyperlocal que les deux amis ont eu l’idée de se tourner, afin de produire un fruit que l’on aime tous : la fraise ! En effet les aliments que l’on consomme habituellement ont perdu une bonne partie de leurs saveurs suite aux trop longues distances de transport, entre le moment où elle est cueillie et son arrivée dans notre assiette, la fraise aura perdu une grande partie de son sucre et de ses vitamines. Les agricools nous parlent alors des « fraises lambda », c’est-à-dire celles qu’on a l’habitude de consommer,  et les comparent aux « fraises cooltivées » qui proviennent de leurs conteneurs !

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Produire dans des conteneurs à Bercy, c’est possible

Leur culture de fraise prend place dans des conteneurs recyclés, appelés « cooltainers », à l’intérieur desquels ils ont mis en place des murs végétalisés. Ils peuvent alors gérer la production des fraises en apportant l’eau par une irrigation en circuit fermé, la température, la lumière via des LEDs et même la pollinisation grâce aux bourdons qui sont à l’intérieur. Plutôt que de forcer la plante, ils s’adaptent à elle ! Pour cette production sans pesticide, sans pollution et sans OGM, Agricool a mis en place ses conteneurs au parc de Bercy en face de la cinémathèque, ils produiront 7 tonnes de fraises chaque année et seront vendues 3€ la barquette de 250g. Pour réserver vos fraises, rendez-vous sur leur site internet.

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Un concept qui tend à se développer

Du moins qui devrait se développer partout. Les deux fondateurs veulent tout d’abord faire d’excellentes fraises, et ensuite se développer dans d’autres villes, qu’elles soient françaises ou non. Leur ambition n’est que très peu dissimulée, Paris est une première étape d’un développement qui s’avère intéressant pour l’agriculture urbaine et qui sera amenée à être adaptée à d’autres fruits et légumes dans les années à venir. On vous tient au courant dès qu’on en sait plus !

Cette initiative pourrait représenter une étape cruciale dans le développement de l’agriculture urbaine en France car, à notre connaissance, il s’agit de la première fois qu’un tel rendement sur une culture de fruits en plein centre et destinée aux particuliers est possible !

5 Commentaires
  • Laurence Gorini Camard
    Publié à 12:00h, 20 mai Répondre

    Mais que fait le Mouvement de Libération des Bourdons ????? Alors qu’il n’y a rien de plus beau que de voir un gros bourdon, ivre de pollen, zigzaguer d’une fleur à l’autre, les pattes pleines de sa récolte dorée ?

  • Beatrice fritsch
    Publié à 14:00h, 20 mai Répondre

    3€ les 250g, ça fait 12€ le kilo… Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses …

  • Laurence Gorini Camard
    Publié à 18:55h, 20 mai Répondre

    Plaisanterie mise à part, on est en plein dans la tendance Californienne des potagers urbains sur les toits d’immeuble, créé pour éviter les longs transports polluants… C’est le côté « Sous vide », c’est à dire sans soleil, sans pluie, sans insectes qui vont et viennent à leur grès qui me dérange. Il faut dire que les cultures « hors sol » dont nous inonde la Hollande, entre autres, ne renvoie pas une bonne image, loin de là. Quelle qualité gustative auront ces fraises ? Les bourdons, étant des êtres vivants, ne vont-ils pas subir de stress ? Ne riez pas, je ne crois pas que des abeilles supporteraient d’être enfermées dans de la lumière artificielle…

  • Guc
    Publié à 08:40h, 13 septembre Répondre

    Et ca donne quoi au niveau consommation électrique ?

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