Après vous avoir parlé des tendances culinaires à venir en 2018, on ne pouvait pas passer à côté des tendances sociétales autour du culinaire, pour le meilleur et pour le bon.

On vous propose les nouvelles tendances du côté des consommateurs, des producteurs/marques et des distributeurs.

Des générations qui se tournent vers l’alimentation responsable

La génération Z se sent de plus en plus concernée par leur alimentation et se tourne aisément vers le végétarisme et la consommation responsable.

Cette nouvelle façon de consommer a été initiée par la génération Y, notamment sensibilisée par les problèmes environnementaux. La nouvelle génération est quant à elle, née dans ce contexte où l’on est de plus en plus informé de ce qu’il se passe autour de nous. La transparence est essentielle pour elle, le bon ne suffit plus et les preuves de l’éco-responsabilité des produits sont exigées.

C’est avec cette conscience que les dernières générations favorisent une alimentation healthy et bonne pour l’environnement. Un retour aux sources en quelque sorte. Le principe ancestrale de la gourmandise est préservé, le plaisir de consommer reste au centre de l’assiette. On s’éloigne simplement le plus possible de cette consommation de masse qui tant à court terme et encore plus à long terme n’est plus viable. Les protéines végétales et les légumineuses s’annoncent comme l’alternative idéale à notre surconsommation de viande.

©Rachel Fit Kitchen

Les régimes veggies, plus si marginaux que ça

Il y a quelques années, et même encore quelques mois, les végétaliens, végétariens ou flexitariens étaient encore considérés comme des utopistes rêvant d’un monde impossible. Oubliez ces préjugés !

Une étude menée par Diplomeo nous explique que tous les moins de 25 ans sont veggies ou vont le devenir dans les années à venir. C’est un indicateur qui démontre que nous ne sommes plus dans une simple tendance, mais dans un véritable phénomène sociétal. Baum and Whitman annonce également l’année 2018 comme l’année où le véganisme trouvera véritablement sa place. Les nouvelles influenceuses stars aux États-Unis se sont tournées vers les recettes véganes pour alimenter leurs réseaux sociaux, et leur communauté ne cesse d’augmenter avec plusieurs millions d’abonnés.

Plus que le véganisme ou le végétarisme, c’est autour du flexitarisme que l’avenir de la consommation semble se dessiner. Surtout en France, ou notre culture culinaire fait difficilement l’impasse sur la consommation de viande. Le flexitarisme c’est tout simplement être vegan ou végétarien mais, de temps à autre, s’accorder un « plaisir » à base de viande tout en conservant le principe de consommation responsable. En France on pense notamment au boucher vert qui se place déjà comme une référence de notre consommation du futur.

©Deliciously Ella

Après le lait, c’est au tour du steak d’être vendu à son juste prix

Après plusieurs produits ayant rencontré un véritable succès auprès des consommateurs, C’est qui le patron ? lance ses hamburgers vendu à leur juste valeur.

Ce n’est plus un secret que de nombreux producteurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts entre ce qu’ils produisent et les rémunérations qu’ils perçoivent. C’est aussi là l’une des problématiques des années à venir. Et tant les distributeurs que les consommateurs semblent en avoir pris conscience. Evidemment la route est encore longue pour régler définitivement ce problème. Mais c’est avec des initiatives comme celle de C’est qui le patron ? que les choses vont aller de l’avant.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le fonctionnement, une étude est menée auprès des consommateurs avant chaque lancement de produit pour savoir jusqu’à quel prix ils seraient capable d’acheter le produit. Ils définissent ensuite les coûts en accord avec les différents intervenants et notamment les producteurs. Il n’y a pas de communication à proprement parlé, tout fonctionne grâce aux réseaux. Carrefour est un des distributeurs les plus impliqué dans le projet et ça a donné des idées aux autres qui proposent également la marque. Pour le hamburger, les règles sont les mêmes et vous pouvez le retrouver chez Carrefour au prix de 4,06€.

©Le parisien

Les distributeurs prennent la route de l’eco responsabilité

De plus en plus de projets éco-responsable voient le jour à l’initiative de grands groupes de distributeur.

À commencer par E.Leclerc qui lance un nouveau concept store valorisant les produits locaux à Angoulême. Le magasin « Saveurs de nos terroirs » ne porte aucune mention de la marque E.Leclerc et il n’y a aucune marque de distributeur, et pourtant il appartient bien au gérant du E.Leclerc d’Angoulême. Le magasin propose près de 400 références produits par des producteurs locaux. De nombreux autres adhérents sont très intéressés par ce nouveau concept de magasin et pensent à en ouvrir un dans leur ville.

©LSA

Il y a également Franprix et son restaurant/magasin Noé. On peut retrouver des produits issus du commerce équitable et bio en plein coeur de Paris. C’est aussi un lieu de vie où l’on peut travailler tout en buvant son café et en grignotant. Côté magasin, 70% des produits sont bios et pour les fruits, légumes et même les cosmétiques ont atteint les 100%. Les produits sont certifiés AB et doivent justifier une fabrication vertueuse et transparente. On dit donc adieu au Nutella et au Coca-Cola par exemple.

©LSA

Et on pense également à Carrefour qui se lance dans les potagers urbains. Ils souhaitent développer une nouvelle gamme de produits issues d’une culture en aéroponie sur leurs toits. On ne peut vraiment pas faire plus local que ça !  Pour ce qui est de la vente en magasin, elle se fera à travers un point de vente mobile et modulable réalisé par Studio AA qu’on pourra retrouver en magasin.

©Studio AA

Quant à Intermarché, ils multiplient les initiatives depuis quelques années. On se souvient notamment de leur campagne de 2014 sur les fruits moches et celle sur les biscuits eux aussi moches en 2015. C’était un premier pas vers la reconnaissance de l’incongruité du gaspillage alimentaire uniquement du fait de l’aspect visuel de certains produits. Mais là où Intermarché fait vraiment la différence, c’est sur le local. On pense notamment au Intermarché d’Écully, dans la banlieue lyonnaise, qui se fournit à la ferme urbaine de l’abbé Rozier qui n’est qu’à 5min du magasin !

La Foodtech au centre des toutes les attentions

Kantar Media a sorti son livre blanc sur les tendances de la foodtech à travers son « Foodoscope 18 ». Il y a 4 grosses tendances qui, accordées ensemble, forment un accord parfait entre la santé, le partage et le plaisir.

La Cofood, qui révolutionne l’agriculture urbaine en le rendant plus collaboratif en créant des communautés économiques. On pense notamment à Kimbal Musk, le frère de Elon Musk, qui a lancé Big Green, une sorte de ferme urbaine pensée pour sensibiliser et éduquer les plus jeunes aux modes de culture de demain.

La Neofood, c’est une nouvelle façon de penser l’alimentation que ce soit sur son impact économique, societal et environnemental. Les marques sont poussées par les consommateurs à être de plus en plus transparentes sur la façon dont elles produisent. La traçabilité est également un élément très important de cette nouvelle mouvance, notamment avec l’utilisation de la blockchain pour une traçabilité digitale.

La Ufood qui définit toutes ces nouvelles façons d’accéder à l’alimentaire, avec des process de plus en plus personnalisés. L’idée est également de trouver des alternatives en proposant des produits traditionnels comestibles. On observera une multiplication des « villages urbains » qui produisent des produits de qualité en circuit fermé. Une sorte de retour vers l’avant mondialisation. Les packagings font aussi partie de la mutation de nos habitudes vers des utilisations fonctionnelles, pratiques et toujours responsables. Le meilleur exemple c’est sans doute l’eau sans bouteille Ooho qui met fin à l’utilisation du plastique.

La Superfood qui met l’emploi et les liens sociaux au centre de l’alimentation durable. L’idée est de créer de nouveaux emplois qui mettent en oeuvre le changement de nos modes de consommation. Mais aussi d’inciter les gens à faire les choses eux-mêmes.

©Ooho

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